« C’est de l’IA » est une chanson d’un peu moins de trois minutes dont la chanteuse, ClaudiaGI, n’existe pas. Son sujet : elle tente de prouver qu’elle est humaine, mais chacun de ses gestes est lu comme un indice de génération artificielle. Plus elle se défend, plus on la soupçonne.
Ce qui s’est passé
- Le clip est publié début octobre 2026 sur X par Extraltodeus, créateur français de clips et de personnages synthétiques.
- Il est ensuite sous-titré en anglais devant le succès et reçoit un emoji flamme d’Elon Musk.
- Un deuxième titre, « Demande à l’IA », est déjà sorti.
Comment c’est fabriqué
D’après le créateur, tel que le rapporte Mac4Ever, les paroles et le personnage viennent d’un assistant IA (le modèle Claude, d’Anthropic, est cité), la musique de Suno (Suno et l’IA musicale), les images et l’animation d’outils vidéo, assemblés avec ComfyUI. Nous rapportons ces éléments tels que publiés.
Le slopcore
L’étiquette est apparue fin septembre 2026 sur X. Elle dérive de « slop », la bouillie générée qui envahit les réseaux. La différence : le slopcore assume l’IA dès le titre. Le premier gros succès du genre, « Escape Velocity », a été repartagé par Elon Musk.
Ce que ça nous dit
Le journaliste de Mac4Ever salue la mise en abyme mais juge la chanson assez faible : l’idée séduit plus que la musique. Pour un groupe de scène, la leçon est simple : quand l’IA est annoncée franchement, elle devient un genre à part. Quand elle est cachée, elle devient un soupçon (The Velvet Sundown). Une salle remplie de gens qui vous voient jouer, elle, ne se génère pas.
Sources
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Du côté de Mechuta
Mechuta, duo rock basse batterie de Nantes, fait ses morceaux maison depuis 2014.